CHAPITRE X

..........Son visage rendu écarlate par le plaisir, je la trouve très belle.
..........Sa flamboyante crinière cascade sur ses épaules, cachant à demi ses seins nus.
..........A cet instant, je ne me pose plus de questions. Mes pensées sont claires et je ne me torture plus l'esprit à savoir si je suis normale ou non. Après tout qu'est-ce que la normalité si ce n'est le diktat d'une majorité ? Je suis bien avec Léna. C'est tout ce qui importe.
« Oui. Je n'ai plus peur. Je suis à toi. A jamais, je suis tienne ma douce Lénoschka ! »
..........Pour toute réponse, je me dirige vers la porte et tourne la clef dans la serrure. Revenant près d'elle, je l'embrasse à nouveau avant de m'agenouiller. Mes lèvres parcourent son ventre, mes mains déboutonnant son pantalon qui, comme le pull, finit à terre. Jamais je n'aurais imaginées mes mains si hardies. Me redressant, je l'embrasse à nouveau. Les bras de Léna se referment autour de ma taille, parcourant mon dos, caressant mes fesses rebondies.
- Fais-moi l'amour, susurrais-je tout bas.
Je me surprends moi-même : est-ce bien moi qui ai osée prononcer cette indécente phrase ?

..........Les gestes rendus plus ou moins adroits par le désir, Léna fait lentement glisser les élastiques de mon slip sur mes chevilles. A mon tour, je finis de la déshabiller complètement.
Ainsi nues, Léna s'allonge doucement sur moi. Je referme mes bras autour de son cou. Continuant de m'embrasser langoureusement, elle remonte doucement sa main le long de ma cuisse. Son contact m'électrise. Je frissonne. Je ferme les yeux pour ne pas crier tellement l'effleurement est exquis. Puis je la sens s'arquée au dessus de moi. Sa main à présent au creux de mes reins entame de lents mouvements. Elle m'embrasse avec passion, notre étreinte telle un refuge où le temps n'a pas d'emprise. L'atmosphère s'embrase et consume notre innocence. Elle entre en moi, tatouant sur ma peau d'indécents désirs dont je ne soupçonnais pas l'existence. Je l'écoute respirer l'amour, son souffle marquant la cadence. Et je goûte à la saveur unique de son corps avec délice. Mon coeur bat au rythme de ses baisers, ma respiration s'enflammant sous l'ardente caresse. Elle me murmure des mots doux. Des mots d'amour.
..........Les yeux clos, je rejette la tête en arrière. Chaque fibre de mon corps se tend sous cette ultime caresse charnelle. Tendrement, Léna étouffe mes gémissements d'un dernier baiser. Et puis, c'est le silence.
Revenue à moi quelques instants après, je découvre Léna encore au dessus de moi. Elle me sourit, satisfaite d'avoir lu sur mon visage tout le plaisir qu'elle a su me donner.
- Je t'aime.
..........A présent blotties dans les bras l'une de l'autre, ma tête posée sur son ventre, chacune savoure le calme d'après l'amour. Instant de plénitude, j'écoute s'apaiser la respiration de Léna, les soulèvements de sa poitrine telle une berceuse rassurante.

# Posté le lundi 23 octobre 2006 14:08

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:04

CHAPITRE XI

..........Je suis heureuse. Pleinement moi-même à présent. Les sentiments que j'éprouve envers Léna ne m'effraient plus.
Je me sens forte désormais. Forte de l'amour qu'elle me porte. Forte également de l'amour que je lui porte.
..........Je me sens capable d'affronter les courants, de surmonter le regard méprisant du monde sur notre relation. Elle et moi formons désormais un " nous ", façonné à l'instant de nos mains sur la peau de l'autre.
- Léna ? Que devons-nous faire ?
- A propos de...?
- Nous. Notre relation, précisais-je. Léna, je ne voudrais pas me cacher et mentir, surtout pas à Tania et Sergueï. Je veux vivre notre amour pleinement. Au grand jour.
A ces mots, je vois passer un voile de tristesse mêlé de panique devant les yeux de ma belle rousse.
- Yulia, s'il te plait, ne me demande pas cela. Je ne m'en sens pas le courage, c'est au-dessus de mes forces. Je ne veux pas revivre ce que j'ai vécu avec ma mère. C'est trop dur. Etre rejetée à nouveau, je ne le supporterai pas.
..........Je comprends ses craintes. Etre confrontée à l'intolérance de sa mère avait été une rude épreuve pour elle. Cette blessure est encore vive, les souvenir bien présents dans sa mémoire. La simple évocation de ce sujet semble suffire à réveiller en elle tout ce qu'elle s'est employée à cacher jusqu'à présent aux yeux du monde. Soigneusement gardée au chaud au plus profond de son être, la douleur se manifeste parfois, faisant à nouveau saigner son c½ur torturé.
Choisissant d'arrêter là cette conversation pour le moment, je décide de ne pas la brusquer et de laisser faire le temps.
- Alors laissons cela de côté, ma belle Lenoshka. Nous avons toute la nuit devant nous. Jamais je n'aurais pensé être comblée comme cela. A mon tour de t'aimer comme jamais. Ne te tournante plus, je suis là maintenant.

..........Relevant la tête, je l'embrasse avec fougue. Nos mains se cherchent fébrilement dans les draps froissés. Nos doigts se lient enfin sur l'oreiller. Passionnément, je la regarde scrutant dans ses yeux l'ivresse que font naître en elle mes caresses. Mes baisers descendent le long de ses formes, fouillant avec avidité son cou délicat. Léna frémit sous mes doigts, attisant mon désir. Je m'attarde sur les courbes de ses seins que je dessine langoureusement, fascinée par sa peau de pêche. Puis, continuant mon exploration, j'atteins le nombril puis le bas-ventre de Léna dont tout le corps se crispe sous mes baisers de plus en plus passionnés. Gagnée moi aussi par la fébrilité, prenant la mesure du pouvoir de mes caresses, je m'applique à goûter chaque centimètre de cette peau voluptueuse que je ponctue de baisers papillons. Féline, Léna se cambre et se donne toute entière. Au bord de la jouissance, j'intensifie nos ébats pour la satisfaire pleinement. Puis vint l'extase et les gémissements rassasiés de ma belle.

..........Nos désirs assouvis, le halo laiteux de la lune complice finit par nous gagner. Nous nous endormons tendrement, un sourire béat indélébile sur nos visages amoureux.

# Posté le mercredi 25 octobre 2006 16:01

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:05

CHAPITRE XII

..........Dimanche matin.
..........Je me réveille doucement dans les bras de mon amante encore assoupie.
Profitant de la magie de l'instant je la dévore des yeux, imprimant dans ma mémoire chaque détail des courbes harmonieuses de son visage d'ange.

..........Rien n'a changé depuis hier et pourtant tout est différent aujourd'hui. Je suis toujours Yulia. Toujours moi mais plus tout à fait la même à présent. Cette nuit m'a révélée à moi-même, ma relation avec Léna comme une évidence qui n'a que faire des interdits de nos sociétés figées, hypocrites et bien pensantes.
Jamais je n'aurais pensé éprouver de tels sentiments, aussi forts et intenses que ceux que je porte à Léna. Comme une lame de fond qui vous submerge l'esprit, quand je la regarde mon c½ur batifole. Je me sens bien. Divinement bien. Furtivement, je repense à cette nuit. Le souvenir de ses mains sur mes courbes me grise.

..........Dans la cour, un bruit de moteur se fait entendre. Sans doute mes parents qui partent visiter Baba Slava. Je ne sais pas quelle heure il peut être. Pas loin de midi sans doute. A tâtons, je cherche sur la table de chevet ma montre. La matinée doit déjà être bien entamée. Effectivement, il est 12h35.
..........Encore toute ensommeillée, Lena commence à s'agiter doucement dans le lit. Elle s'étire et se frotte les yeux. Je lui dépose un baiser sur le front en guise de bonjour. Elle me sourit tendrement.
- Bonjour, mon ange !
- Bien dormie ? Mes parents viennent juste de partir voir ma grand-mère à Kazan. Ils ne reviendront qu'en milieu d'après-midi je pense. Tu as faim ?
- Mmmh
- Bon ! Vue l'heure, je vais allée préparer le déjeuner alors.
Je commence à me lever, rejetant les couvertures. Lena m'attrape le poignet, m'attirant à elle et m'emprisonnant dans ses bras.
- Reste encore un petit peu, on n'est pas obligée de se lever tout de suite.
Le sourire jusqu'aux oreilles, nous restons un long moment tendrement dans les bras l'une de l'autre. Je m'enivre de sa chaleur, enfouissant mon visage au creux de son épaule. Son parfum, fruité aux légères notes de réglisse, m'envoûte.
..........Soudain, la sonnerie de mon téléphone portable retentit. Nous sursautons. « Roooo, Flute ! Qui vient nous enquiquiner ? J'étais tellement bien là, dans ses bras. »
Je cherche mon portable dans la chambre, essayant de le localiser à l'oreille. Mais où est-il, bon sang ?!
- Regarde sur ton bureau, Yulia.
Enfin, je l'ai trouvé. Je décroche.
- Allo ?
- Yulia ? C'est Tania ! Je ne te dérange pas ?
- Bonjour, Tania. Non. Non. Tu ne me déranges pas. « Ouuuuuuuuuuu, la vilaine menteuse que je suis ! »
- Lena et toi, vous allez bien ?
- Heu...Oui, oui. On s'est réveillées il y a quelques minutes.
- Ben, dis donc, les filles ! Vous avez fait une sacrée grasse mat' ! Dis moi, avec Sergueï nous pensions aller faire une partie de billard au café cet après-midi. Ca vous dit ?
- Heu, ouais moi je suis partante.
- Et moi aussi, crie Lena pour que Tania l'entende dans le téléphone.
- Bon, on fait ça alors, dis-je. Tu veux que l'on se retrouve à quelle heure "Chez Sacha" ?
- Heu, disons vers 15h. J'ai quelque chose de très important à vous dire les filles. Bon, ben à toute à l'heure. Bisous.
Et Tania raccroche.

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 08:12

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:05

CHAPITRE XIII

..........Ce coup de fil me laisse perplexe.
..........Ce n'est pas dans les habitudes de Tania de rester si peu longtemps au téléphone.
- Je me demande ce qu'elle peut bien avoir à nous raconter de si important ?
- C'est vrai que c'est bizarre, dit Lena. D'habitude, Tania ne fait pas autant de mystères. Tu crois qu'elle va nous rapporter le scoop du siècle ?
- Je ne sais pas.
- Si ça se trouve, Monsieur Ivanovitch sort enfin avec la prof de français des Troisièmes. Il a toujours ce petit air de cocker amouraché quand il la croise. Ces deux-là se sont peut-être enfin décidés. Je te parie que c'est cela le scoop !
- Qui sait ? On verra bien. Pour l'heure, j'ai super faim. On descend manger quelque chose ?
- Allez, c'est parti ! Et cette fois-ci, c'est moi qui prépare, d'accord ?
- Ca marche.

..........Rapidement, nous prenons une douche puis nous nous habillons et c'est les cheveux encore humides que nous débarquons dans la cuisine pour vandaliser le réfrigérateur.
- Qu'est-ce que tu veux nous préparer de bon ? demandais-je
- Je ne sais pas. Dis moi ce que tu as comme ingrédients ?
Je farfouille dans le frigo tellement c'est le bazar.
- Alors, il y a des oignons. Un citron. Il y a aussi du lard mais si tu pouvais éviter, cela m'arrangeait. J'ai horreur du lard !
- Heu, d'accord mais là je ne peux pas cuisiner grand-chose avec des oignons et un citron.
- Attends, attends ! Je cherche. Ha ! Il y a des filets de saumon aussi.
- Tu as aussi des oeufs, Yulia ?
- Heu ? Oui.
Je sors tout les ingrédients et les déposent sur la table de la cuisine.
- Qu'est-ce que tu vas nous préparer de bon avec tout cela?
- Tu verras bien, petite curieuse ! C'est une recette que je faisais avec ma grand-mère quand j'étais petite. Cela s'appelle des galettes de poisson, c'est délicieux.
- Vas-y, montre moi.

..........Et nous commençons à faire la cuisine, Lena tenant le rôle du chef et moi celui de l'assistante.
- Yulia, est-ce que tu as un mixer ?
- Oui, bien sûr. Tu veux que je mixe quoi ?
- Les filets de saumons, s'il te plait.
- Oui, Chef Katina. A vos ordres, Chef !
Gaiement, nous nous affairons à la cuisine. Je m'occupe du poisson tandis que Lena brouille deux ½ufs et découpent trois oignons.
- Ben, Chef Katina, il ne faut pas pleurer comme cela.
- Ce n'est pas de ma faute, Assistante Volkova, ce sont ces fichus oignons.
Riant, pleurant, Lena me jette une pincée de farine.
..........A mon tour, je lui rends la pareille. Nous chahutons gentiment.
Telle une indienne, Lena a maintenant grâce à moi deux traits de farine sur les joues. Elle s'approche, menaçante, les mains toutes blanches. Nullement effrayée, je l'attire à moi. Elle en profite pour saupoudrer mon nez. Nos visages alors trop près l'un de l'autre, je ne peux résister à l'envie de l'embrasser. Très concentrée à savourer ses lèvres, je n'ai pas remarqué que Lena s'est malicieusement essuyée les mains sur mes fesses.
- Ha non, ça c'est pas du jeu ! m'écriais-je, faussement vexée. Maintenant j'ai deux mains blanches sur mon pantalon noir !
- De quoi te plains-tu, ma Yulia ? Au moins, tu pourras dire que tu t'es fait mettre la main aux miches par Casper !
Je la regarde de biais.
- Tu sais ce que j'adore chez toi ?
- Quoi ? fait Lena, une lueur dans le regard.
- Ton sens de l'humour si particulier que même Bozo Le Clown en mourait de honte !
- Ha, dit Lena. Et moi qui pensais que c'était mes petites fesses que tu adorais par dessus tout, je suis déçue.
..........Nous éclatons de rire.
..........Puis, comme pour me faire pardonner, alors que je sais pertinemment qu'elle n'est pas fâchée, j'enlace Lena et dépose un doux baiser sur ses lèvres. Elle referme ses bras autour de ma taille. Lascivement, je sens ses mains glisser un peu plus bas dans mon dos. Soudain, elle me taponne énergiquement les fesses.
- Aïe !!! dis-je, surprise par ce geste.
- Voilà ! s'écrit malicieusement Lena. Maintenant, il n'y a plus de farine sur ton pantalon.
Lena me donne un dernier baiser avant de s'éloigner de moi, ravie de sa petite plaisanterie.

..........Nous nous remettons à faire la cuisine.
Lena prend le poisson et y incorpore les ½ufs et les oignons découpés. Trois cuillères à soupe de farines. Puis elle mélange le tout après avoir ajouté un peu de sel et de poivre.
- Yulia, s'il te plait, j'aurais besoin d'une casserole maintenant.
- Une poêle, ça ira ?
- Ca sera parfait. Merci.
..........Pendant que Lena commence à faire cuire les galettes de poisson, je dresse la table.
Une fois le repas prêt, nous nous mettons à manger de bon appétit. La recette de sa grand-mère est vraiment délicieuse et je fais honneur à mon petit Chef Katina.

..........Ayant fini de déjeuner, nous desservons la table et rangeons la cuisine. Puis, nous nous préparons à sortir rejoindre Tania et Sergueï au café. Il est déjà 15h20. Nous sommes terriblement en retard. Dans l'agitation, Lena en oublie presque de prendre son sac à dos. En catastrophe, je griffonne un mot que je laisse sur la table sur lequel j'informe mes parents que nous sommes « Chez Sacha ».

# Posté le samedi 04 novembre 2006 10:44

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:05

CHAPITRE XIV

..........Nous arrivons enfin « Chez Sacha », toutes essoufflées d'avoir couru comme des folles depuis la maison. Je ne pense pas avoir jamais fait le trajet aussi rapidement.
Nous sommes sur les rotules, Lena et moi.

..........Malgré tous nos efforts pour arriver le moins en retard possible, Tania et Sergueï nous attendent depuis une demie heure, assis à une table au fond du café. Visiblement agacés d'attendre les deux retardataires que nous sommes Lena et moi, ils ont déjà commandé un chocolat pour patienter.
- Ha ben tout de même ! fait Sergueï, visiblement fâché. Nous pensions que vous nous aviez oubliés.
- Excusez-nous, réussit à dire Lena, entre deux souffles. Nous sommes vraiment désolées. Nous n'avons pas vu l'heure.
- Là, on peut pas dire que la ponctualité soit votre fort, les filles ! fit observer Tania.
- Tu me connais depuis le temps, Tania ! Tu sais bien qu'être à l'heure ce n'est pas mon truc ! rétorquais-je comme pour me justifier.
- Oui, je sais bien. Je pensais seulement que Lena aurait un peu d'influence sur toi.
- Quoi ? Tu plaisantes ? Lena est encore pire que moi.
Lena me jette un regard accusateur.
- Non, ce n'est pas vrai! Je suis une fille très ponctuelle. Toujours à l'heure ! Le seul problème, c'est que ma montre n'affiche pas la même heure que celle des autres. C'est tout !
..........Tania et Sergueï éclatent de rire. Le jeune homme ébouriffe la belle crinière rousse de Lena avant de lancer joyeusement :
- Et le premier prix de la mauvaise foi est attribué à...LENA KATINA !
Nouveau fou rire. Nous faisons tellement de bruit que le parton du bar, Sacha, vient nous voir.
- Ben dit donc! Vous faites à vous quatre plus de raffut que tout un régiment de l'Armée Rouge. Ca fait plaisir de voir des jeunes aussi dynamiques.
- Bonjour, Sacha !
- Alors, qu'est-ce que je vous sers aujourd'hui ? Comme d'habitude un jus d'orange XXL avec deux pailles, les amoureux ? dit-il jetant une ½illade complice à Tania et Sergueï.
- Décidément, tu nous connais comme personne, Sacha !
- Pour moi ce sera un sirop de violette, dit Lena.
- Et moi un kiwi. S'il te plaît Sacha, l'addition est pour moi. Je veux me faire pardonner notre retard.
- Pas de problème, ma petite Yulia. Je vous apporte tout cela, les jeunes.
Sacha s'éloigne et retourne derrière son bar.
- Bon ! Maintenant que nous sommes tous là, on se la fait cette partie de billard ? propose Tania.
- C'est parti !
- On joue par équipe ? Les retardataires contre les ponctuels ? suggère Sergueï.
- Là, tu prends des risques ! lance comme un défi Lena. Parce que Yulia et moi, nous allons vous écraser!
..........Concentrée à disposer les boules de billard en triangle sur le tapis vert, je saisis néanmoins cette dernière phrase.
- Heu, Léna ?! Tu es sûre de ton coup, là ? fis-je d'un air interrogateur. Je ne suis pas particulièrement habille à ce jeu-là, moi.
- Ne t'inquiète pas, ma Yulia. J'ai ma botte secrète et de nombreux talents cachés !
..........A ses paroles Lena m'adresse un clin d'½il complice, empli de connivences. Pour ma part, je suis glacée de l'intérieur. « Elle a dit “Ma Yulia” ! Je n'ai pas rêvé, elle a bien dit “Ma Yulia” ? Oh, mon dieu ! Elle a dit “Ma Yulia” ! »

# Posté le jeudi 09 novembre 2006 08:18

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:06