CHAPITRE XXV

- Alors ma fille, comment s'est passé ce premier cours de soutien ? demande malicieusement Vladimir, entre deux bouchées.
- Pour un début je suis assez fière de moi, papa. On a travaillé sur les fonctions, Dima et moi. Nous avons été très productifs, je trouve.
- Tout cela n'est donc pas inutile, commente Natacha. Il m'a l'air très bien ce jeune homme. Et quand est le prochain cours avec ton professeur particulier ?
- Jeudi soir. D'ailleurs, je me demandais, penses-tu que je puisse rester dormir à l'Internat les soirs où j'ai le soutien ? Je ne suis pas très rassurée pour renter toute seule à la maison.
..........Mon père réfléchit une demie seconde avant de dire :
- Personnellement, je n'y voir pas d'inconvénients. Qu'en penses-tu, Natoulia ?
- Ce serait plus prudent en effet plutôt que de renter seule la nuit. Mais il faut avoir l'aval du proviseur.
..........Mon visage se fend d'un grand sourire jusqu'aux oreilles.
- Je lui demanderai l'autorisation demain. Je vais tout de suite prévenir Lena.
..........Et je file de ce pas dans ma chambre, montant les escaliers à toute vitesse. M'emparant de mon portable, je compose fébrilement un message que je lui envoie. Accusé de réception. En attente. Flûte ! Le portable de Lena est éteint. Tant pis. Je lui apprendrai la nouvelle demain.


***



- Alors ? questionne tout bas Tania, se désintéressant royalement du cours d'Histoire et se retournant vers moi. Comment ça s'est passé avec Dimitri hier soir ?
..........Cette question en cache une autre. Bien sûr, Tania ne parle pas du cours de soutien et je sens qu'elle cherche à me faire dire tout autre chose. Lena tend l'oreille à ma réponse.
..........Décidant de faire tourner Tania en bourrique, je n'entre pas dans son jeu et fais celle qui n'a pas compris où elle voulait en venir.
- Oh. Nous avons bien travaillé, je trouve. Bientôt je vais être un as en maths !
- Il est mignon, hein, Dima ?! persiste Tania sur sa lancée.
- Mmmh, fais-je peu convaincue. Fais attention, Sergueï va être jaloux.
..........Furtivement, à son tour Sergueï se retourne. Bombant le torse, il prend un air faussement important avant de lancer :
- Pas de risque, je ne suis pas un jaloux. Et puis, Dimitri ne m'arrive pas à la cheville : je suis un fiancé exceptionnel.
..........Cette dernière remarque est risible à souhait. Décidément, Sergueï est un clown et ne se prend jamais au sérieux. Nous rions sous cape, Lena et moi.
A présent tout à fait déconcentrées, nous entamons à voix basse une conservation sans aucun rapport avec le cours d'Histoire russe.
- Tu as eu mon message ? A propos des cours de soutien ?
- Oui. Ça serait super si tu pouvais rester avec moi à l'Internat les soirs où tu travailles avec Dimitri. Cela t'éviterait de renter toute seule la nuit. Et puis...nous serions ensemble.
..........Ces mots, énoncés dans un souffle, me parviennent à peine à l'oreille mais cela suffit pour que mon c½ur s'emballe.
- Nous irons demander l'autorisation au proviseur pendant la pause de midi, articulais-je, toute en émoi.


***



..........La sonnerie nous libère enfin, annonçant la pause déjeuner. Tania et Sergueï nous accompagnent chez le proviseur.
..........Plus personne ne déambule dans les couloirs et nous ne croisons qu'un groupe de Terminale chahutant gaiement avant d'atteindre les bureaux de l'Administration. La secrétaire nous demande de patienter quelques instants, Monsieur Gordievski est en communication. Nous nous installons donc dans les grands fauteuils mis à disposition et nous attendons. Sagement. Devant la porte du bureau.
..........Quelques minutes plus tard, cette fameuse porte s'ouvre enfin, laissant apparaître notre proviseur. Visiblement, il a l'air très contrarié. Sans un regard pour nous, il se dirige d'un pas énergique vers sa secrétaire. Dans sa main, de la paperasse. Qu'il s'emploie à chiffonner frénétiquement.
- Il n'en est pas question ! Je refuse d'appliquer cette mesure ! Vous m'avez bien compris, Mademoiselle Tymochenko? Ne tenez pas compte de cette publication et si le Rectorat appelle, envoyez valser ces pantins de bureaucrates sur la Volga !
..........La pauvre secrétaire reste muette, se contentant de hocher la tête en signe d'approbation.
..........A présent calmé d'avoir déversé sur la jeune femme ce qui lui pesait sur le c½ur, Monsieur Gordievski tourne enfin la tête dans notre direction puis, posément, interroge sa secrétaire. Encore toute tremblante d'avoir essuyée tantôt l'excès de colère de son supérieur, elle lui explique ce pourquoi nous voulons le voir.
- D'accord. Très bien. Merci, Mademoiselle.
..........Se dirigeant à présent vers nous, Monsieur Gordievski nous invite d'un geste de la main à le suivre dans son bureau.
- Heu...On vous attend dehors, lance Tania.
..........Et c'est peu rassurées je dois bien l'avouer que Lena et moi entrons dans le bureau du proviseur pour lui exposer notre requête.

# Posté le mardi 06 mars 2007 14:32

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:15

CHAPITRE XXVI

..........La semaine s'étire doucement, sans incidents. Nous sommes à présent jeudi. Ce soir, ce sera mon second cours de soutien de mathématiques. Ce soir, ce sera ma première nuit à l'Internat.
..........Monsieur Gordievski a accueilli avec enthousiasme notre requête de la veille, trop ravi sans doute de voir l'intérêt que je porte enfin à mes études et à ma réussite. Il va sans dire que Lena est principalement la source de cet intérêt soudain. Mais cela, notre bon (oserais-je dire naïf ?) proviseur ne le sait pas. Quoi qu'il en soit, Monsieur Gordievski a tout de suite accepté que je reste dans les locaux de l'école les soirs de soutien, décrétant que je partagerai la chambre de Lena ces soirs-là. Puis il a ensuite téléphoné à mes parents pour discuter des modalités pratiques et s'arranger avec eux.
..........Rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Tout va pour le mieux, et je ne vois aucun nuage dans le ciel de ma vie. Ce soir, je ne rentrerai pas. Ce soir, je passerai la soirée avec Lena. Ma Lénoscka.


***



..........- Bonne nuit, à demain ! me lance Dima au moment de se séparer devant la porte de la classe.
..........Le cours de soutien s'est divinement bien passé. J'en viendrai presque à aimer les Mathématiques grâce à Dimitri et sa manière très personnelle d'expliquer les théorèmes que nos vieux professeurs s'emploient à rentre barbants. Nos conversations d'ordinaire très animées, un silence s'installe pourtant entre nous au moment de se quitter.
..........Hésitant, il dépose ses lèvres au coin des miennes. Baiser frôlé. Baiser volé. Je le regarde s'éloigner à grands pas, sans se retourner.
..........Haussant les épaules, je me détourne à mon tour et pars dans la direction opposée rejoindre Lena. Le bruit de mes pas sur le marbre raisonne dans le néant. C'est étrange, ce silence. Moi qui ne connais que l'agitation des heures de cours, l'école me semble bien calme à présent, les locaux dénués du fougueux tourbillon de la jeunesse en ses murs. Au bout de cet interminable couloir, enfin le grand escalier menant au dortoir des filles dans l'aile Ouest.
- J'ai cru que tu t'étais perdue.
..........Lena se tient en haut de l'escalier, un petit air de malice illuminant son visage.
- Il s'en est fallu de peu dans ce dédalle de couloirs. Dois-je te rappeler que je ne connais pas cette partie de l'école ? dis-je faussement vexée, en arrivant à sa hauteur.
Elle me tire la langue avant d'ajouter :
- Allez, viens ! On va dîner.
C'est vrai qu'il est 20 heures 30. Jusque-là, je n'avais fait attention aux protestations de mon estomac qui crie famine.
- Je te suis.


***



..........Là encore je suis surprise du calme qui règne dans le réfectoire. A peine plus d'une quarantaine de personnes se partagent l'espace. L'ambiance est chaleureuse. Je n'ai vraiment pas l'impression d'être à l'école. Dans un coin de la pièce, une télévision. Un petit groupe d'élèves révise à l'écart, un autre joue aux cartes tandis qu'un troisième discute à voix basse près de la fenêtre.
..........Tout le monde se rassemble dès que les surveillants entrent dans la pièce. C'est Madame Gorlanova qui s'occupe des jeunes filles. Monsieur Chevtchenko quant à lui est chargé de la discipline dans le dortoir des garçons.
Chacun connaît sa place, à croire qu'ils ont tous une chaise attitrée autour de cette table. Rassurante routine.
..........Je m'assois à côté de Lena tandis que Madame Gorlanova en bout de table apporte le plat de résistance. Au menu de ce soir, ce sera bortsch pour tout le monde.
- Ce cours de soutien m'a tuée, dis-je tout en commençant de manger.
..........Je me sens en effet comme migraineuse, le front barré d'une douleur diffuse mais lancinante.
- Cela ne s'est pas bien passé avec Dima tout à l'heure ?
..........Dima. Le souvenir de ce baiser me revient en mémoire. Oh ! Si seulement Lena était venue m'attendre à la sortie du cours. Dima n'aurait rien tenté si elle avait été là. Et maintenant, je vais devoir lui dire qu'il n'a rien à espérer de moi. Que je ne ressens rien pour lui. Je vais devoir lui dire. Je vais lui faire du mal. Je ne veux pas lui mentir. Mais je ne peux pas lui dire que je suis avec Lena. Ahhhhh !!! Je me déteste !!!
- Si, si, très bien, dis-je, gardant le nez dans mon bortsch pour ne pas croiser le regard de Lena.
- Alors, Volkova, t'as aimé ça, hein ? lance soudain une voix raillée et sournoise.
..........Petr. Petr est assis en face de moi, affichant un sourire carnassier emprunt de sous-entendus plus que douteux. Apparemment, il a suivi notre conversation à Lena et à moi.
..........Petr est le portrait- type de l'emmerdeur public, l'agitateur de la classe, le cancre de service. Et dire qu'il est le voisin de pupitre de Dimitri. Je ne sais pas comment fait Dima pour supporter ce gars au combien désagréable. Ce garçon m'est antipathique à un point qu'il n'est pas possible de le dire tout en restant polie. Victime de ses frasques étant plus jeune, je me tiens le plus possible à l'écart de ce bon à rien aux cheveux poil de carotte. Je le hais. Et il le sait. Il en joue.
- Hein ? Hein ? Volkova, t'as aimée ça avec Dimitri, hein ?
..........Je serre le poing sous la table. Surtout ne pas répliquer. Ne pas s'énerver. Il serait bien trop content de parvenir à ses fins en me faisant exploser de rage.
- Ben, alors ? Tu dis plus rien ? Avoue que t'as aimée ça ! Et t'en redemande, hein ? Sale chienne !
..........PAF! Le coup est parti en un éclair. Lena vient de lui donner une gifle magistrale. Elle s'est levée si brusquement que sa chaise en est tombée à la renverse. Plus personne ne mange. Plus personne ne parle autour de cette table. Un silence pesant s'installe tandis que Petr se masse la joue.
- Oh ! Comme c'est mignon, Volkova ! Ta p'tite copine se rebelle. T'es jalouse, Katina ? Tu voudrais bien prendre ton pied aussi, hein ?
..........Le regard haineux, il fusille Lena. Elle ne baisse pas les yeux et soutient son regard, mâchoires serrées
- CELA SUFFIT !
..........Madame Gorlanova vient de taper du poing sur la table. Chacun sursaute, surpris.
- Monsieur Petr Vassilievitch Somov ! Vous serez collé jusqu'à nouvel ordre pour votre insolence. Je ne tolèrerai plus de tels propos salaces en ces murs !
..........Dans un premier temps, Petr semble vouloir protester puis se ravise.
- Quant à vous, Mademoiselle Helena Olegovna Katina, bien que votre réaction soit compréhensible, je ne peux tolérer de tels excès de violence. Ceci est votre premier avertissement, Mademoiselle. Que cela ne se reproduise plus.
..........Lena s'étant rassise, la tête penchée, elle murmure un petit « Oui, Madame Gorlanova. »
- Bien ! L'incident étant clos, que chacun desserve ses couverts avant de regagner son dortoir. Allez !


Pour répondre à Caro : j'ai précisé au tout début que je ne reprendrai que les prénoms de Lena et Yulia dans l'histoire et non les patronymes. Voilà donc pourquoi, j'ai volontairement changé les prénoms des parents.
Tu remarquera que le père de Yulia s'appelle ici Vladimir ; par conséquent, le nom complet de Yulia serait Yulia Vladimirovna Volkova ^^
Ceci dit, merci d'être attentive à ce genre de détails.

# Posté le mardi 06 mars 2007 14:36

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:15

CHAPITRE XXVII

..........Silencieusement, nous regagnons le dortoir.
..........Lena ne décolère pas, je la sens tendue. Les propos de Petr l'ont sévèrement égratignée. Cela me touche qu'elle ait pris ma défense tout à l'heure au dîner. Et en même temps, cela me chagrine de voir qu'elle prend cela trop à c½ur. Après tout, Petr n'est qu'un idiot qui ne vaut même pas la peine que l'on s'énerve.
..........Arrivée à sa chambre, Lena ouvre la porte à la volée et va s'échoir sur son lit, la tête dans ses mains. Doucement, je referme la porte derrière moi et m'y adosse.
Parcourant la pièce des yeux, je découvre pour la première fois la chambre d'Internat que Lena a personnalisé à son goût, comme un petit cocon qu'elle se serait créée et dans lequel elle se sentirait bien. Sur le mur face à son bureau, un grand poster représentant un magnifique coucher de soleil sur le Baïkal génère une sensation d'évasion.
..........Impeccablement bien rangée, la pièce n'en demeure pas moins chaleureuse. Sur le bureau et le rebord de fenêtre trônent des photos, autant de souvenirs bien encadrés pour se parer contre la peine des soirs de pluie. Sur l'une d'entre-elles, un militaire tient dans ses bras protecteurs une petite fille riant aux éclats. Sur une autre encore, je reconnais Lena. Elle n'est gère plus âgée que sur la précédente et se tient aux côtés d'une jeune femme radieuse arborant une longue chevelure d'ébènes. Sa mère, je suppose. Elles ont les mêmes yeux et la même expression , cette même lueur dans le regard.

..........Rejoignant Lena, je grimpe sur le lit et m'assoies derrière elle. L'enlaçant de mes bras, la poitrine pressée contre son dos, je passe mes jambes autour de sa taille. Puis, lovant ma tête au creux de son cou, j'y dépose un baiser avant d'entamer la conversation.
- Hé, mon Ange, dis-je doucement. Ce n'est pas la peine de te mettre dans des états pareils pour si peu.
- Si peu ?
..........Elle se retourne vers moi et répète :
- Si peu ? Alors cela ne te fais rien qu'on te traître comme cela ? Comme une moins que rien ? Et bien, je suis désolée mais moi cela me dérange. C'est dégradant ! Personne n'a le droit d'en traiter une autre comme Petr vient de le faire. Surtout si cette personne est celle que j'aime. Il a été odieux avec toi. Je ne comprends pas pourquoi tu n'as pas protesté.
- Héla, ma Douce Lenoshka. J'y ai bien pensé de lui démolir la face, crois-moi, mais cela aurait servi à quoi ? Tu sais, Petr est plus bête que méchant. Cela ne vaut pas la peine.
..........Elle soupire, peu convaincue sans doute par mes propos.
- Ceci dit, cela me fait plaisir que tu te battes pour moi, dis-je d'un ton enjoué. Tu es mon héros.
- Hum ! C'est ça ! Vas-y, moque toi de moi !
..........A mon tour, j'entre dans son jeu et lui tire la langue en signe de provocation.
- Ah ! Ouais ! Tu vas voir !
..........Lena se jette sur moi, s'employant à me faire crier sous ses chatouilles. Je me débats, je riposte, m'appliquant à lui rendre au centuple ses chatouilles. C'est maintenant au tour de Lena de mourir de rire sous mes attaques. Elle se débat, se tortille en tous sens mais rien n'y fait et ses cris redoublent de plus belle quand je parviens à faufiler mes petites mains glacées sous son pull. Puis je clos ses protestations en déposant mes lèvres sur les siennes. C'est alors un tout autre jeu qui commence.


***



..........Penchée au dessus de moi, Lena s'amuse à promener ses lèvres dans mon cou tandis que s'apaise doucement le feu que ses caresses ont allumé au creux de mes reins. Quelque chose de froid se presse soudain contre ma poitrine.
- Q'est-ce que c'est ?
..........Suspendu à une chaîne en or, Lena arbore un superbe pendentif. Je le fais jouer entre mes doigts. La faible lumière de la nuit perçant à travers la fenêtre produit d'étranges reflets bleutés sur le bijou.
- Quoi ? Ah, ma pierre de lune. C'est un cadeau, j'y tiens beaucoup. Je l'ai toujours sur moi.
..........En forme de goutte et sertie d'un anneau fin, cette perle est magnifique.
- Comment cela se fait-il que je ne l'aie jamais remarquée si tu la portes tout le temps?
- Je la cache sous mes vêtements, voilà tout. Je la mets toujours dans mon décolleté, précise Léna.
- C'est bien ce que je dis : comment ça se fait que je ne l'ai jamais remarquée ?
..........Elle me regarde et sourit. Je pourrais me damner pour ce regard-là. Ses grands yeux verts magnifiques m'envoûtent. A cet instant, elle pourrait me demander l'impossible je le ferai. Pour elle. Simplement pour elle.
- Allez, mon Ange ! Il faudrait songer à dormir à présent. On se lève à 5h demain.
..........Je dois afficher le regard globuleux d'un poisson clown car Lena se met à rire de bon c½ur.
- Hein ? Non, mais t'es malade ? m'exclamais-je. Les cours ne commencent qu'à 9 h.
- Je sais. Mais on ira courir avant d'aller en classe. D'habitude je mets le réveil à 5 h30 mais je parie qu'il me faudra bien une demie heure pour parvenir à t'extraire du lit.
- Ouais. C'est pas dit que tu réussiras à me réveiller de si tôt. Surtout si c'est pour aller faire du footing en plus.
- Je peux être très persuasive quand je veux, me lance Lena sur un ton de connivence. Bonne nuit.
..........Un dernier baiser. Et elle se tourne en position f½tale de l'autre côté du lit. Je me colle à elle, le visage dans sa soyeuse chevelure, pour m'endormir dans son parfum

# Posté le mardi 06 mars 2007 14:39

Modifié le samedi 10 mai 2008 12:17

Lac Baïkal

Situé en Sibérie méridionale, le lac Baïkal se déverse dans l'Ienisseï par l'Angara.
De dimensions impressionnantes, on peut se demander si ce n'est pas une mer du fait de son extrême étendue (31 500 km2)
D'une longueur de 640 km, le Baïkal atteint la profondeur record de 1 620 mètres par endroits ce qui en fait l'une des plus grandes réserves d'eau douce de la planète !!
C'est également le lac le plus large d'Eurasie.

Je vous laisse admirer le paysage
Toutes les photos qui vont suivre sont issues de ce site :
OUTDOOR-Progressor
Lac Baïkal
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# Posté le mardi 06 mars 2007 14:43

Байкал

Байкал

# Posté le mardi 06 mars 2007 14:44